« Ne les citez pas, sinon vous vous couvrez de honte, car vous êtes l'autorité. N'accordez pas de crédit à de tels sites web anarchistes ».. Flippant. Mais de quoi parle t'on au juste ?! Rien d'autre que... des blogs !
Cette déclaration est dûe au très pragmatique ministre malaisien de l'information, Zainuddin Maidin, qui déclarait à la presse locale, le 21 mars dernier, que la plupart des blogs avaient pour but la provocation et qu'ils étaient rédigés soit par des journalistes frustrés, soit par des experts en politique... Dans les deux cas, j'imagine, des gens extrêmement dangereux !
Ce cher ministre a d'ailleurs appeler ses compatriotes à considérer les blogs avec suspicion et à plutôt se référer aux grands médias pour connaître la vérité.
Un grand média malaisien vous permettrait ainsi de tout savoir sur tout bien mieux que via les blogs ? Voyons, prenons le New Straits Times Press, proche du gouvernement local. C'est pourtant lui qui a vu son son DG être récemment suspendu suite à la publication d’un dossier sur.. la sexualité ! Le ministère de la Sécurité intérieure malaisien a lancé une enquête sur cet "incident", affirmant, main sur le coeur, agir sous la pression du public qui trouvait ce dossier scandaleux. Bien la première fois que je vois le public
s'émouvoir de quelques photos de charmes et de deux ou trois conseils. En Malaisie aussi, la liberté d'information n'est pas forcément un droit mais les blogs, aussi horrifiants qu'ils soient pour le pouvoir en place, participe à son émancipation.
Sur ce, je retourne rédiger mon pamphlet anarchiste professionnel et souhaite à tous les experts frustrés et autres journalistes politiques [à moins que ce ne soit l'inverse] beaucoup de bonheur et tout plein de posts.
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